PNL, efficacité et durabilité du traitement des phobies.
Comment la PNL peut-elle agir sur une
phobie ?
Quelle est l'efficacité d'un
traitement d'une phobie en PNL ?
Dans cet article, je propose une
tentative d'explication, avec les connaissances à ma disposition. Je
ne suis pas médecin, ni chercheur. Mais j'observe les gens, leurs
réactions, et je tente de faire des liens entre ce que je fais et ce
que j'observe.
La phobie est une réaction de peur
panique, très intense, disproportionnée avec l'évènement qui est
à l'origine de cette phobie.
La personne qui fait cette réaction
sait en général très bien que cette réponse n'est pas
" normale ", mais elle ne peut pas réussir à répondre
autrement. Toute tentative de raisonner, d'expliquer, de parler
échoue.
Dans une partie du cerveau nommé le
cerveau émotionnel se trouve une zone que le corps médical appelle
l'amygdale.
Cette partie jour un rôle essentiel
pour notre survie : mobiliser le corps face à une attaque, préparer
notre organisme soit au combat, soit à la fuite.
Or, pour que l'être humain puisse
combattre ou fuir efficacement (et parfois notre vie dépend de notre
rapidité), l'amygdale " débranche " le cortex
pré-frontal, siège de la pensée. Ainsi, l'humain mis face à un
danger ne pense plus rationnellement, mais agit par réflexes,
ceux-ci étant bien plus rapides que la pensée réfléchie.
Une personne qui présente une phobie
réagit à un stimulus censé être anodin par une peur panique. Son
amygdale du cerveau émotionnel est alors en pleine activité pour
préparer la personne au combat ou à la fuite.
étant activée, l'amygdale désactive
le siège de la pensée. On peut alors constater que la personne
n'est plus capable de réflexion dans ces moments phobiques. Vous
pouvez toujours lui dire que " la pauvre petite araignée est
bien mignone... " ou tenter n'importe quel raisonnement, rien ne
permet à la personne de retrouver une vision réaliste de ce qui se
passe vraiment.
En PNL, nous savons traiter les phobies
d'une façon plus douce.
Nous savons que regarder un film
d'horreur nous fait bien plus peur au cinéma que sur une petite
télévision. Et nous savons également que regarder ce film sur une
télévision provoque des émotions plus fortes que si nous voyons
quelqu'un qui regarde un film d'horreur, sans être nous mêmes
spectateur.
La PNL se base sur ce principe pour
traiter les phobies. Par une mise en scène destinée à " tromper "
l'amygdale, la personne présentant une phobie se voit en train de
regarder le film qui lui fait peur. L'image génératrice de phobie
est suffisamment loin d'elle pour que le sentiment de danger ne soit
plus qu'un léger malaise.
Et donc, pendant ce temps, le siège de
la pensée fonctionne et est capable de faire le tri de l'expérience
passée et ainsi d'acquérir une nouvelle vision de ce qui s'est
passé.
L'expérience perd son caractère
phobique et la personne peut à nouveau tirer un enseignement de
l'expérience comme on le fait naturellement pour tout apprentissage.
Bien entendu, il est toujours possible
de " faire une rechute ", de retomber dans son ancien
comportement phobique, mais la réponse de peur panique est alors
souvent très affaiblie.
D'après mon expérience personnelle,
il semble que ce cas puisse se présenter quand le thérapeute n'a
pas touché l'exacte expérience fondatrice de la phobie. Et puis,
comme le fait remarquer Richard Bandler, comme il n'a fallu que
quelques dizaines de minutes pour traiter le cas la première fois,
ce n'est pas gênant de refaire un passage un ou deux ans après pour
consolider.
Cette explication est ce que j'ai pu
imaginer en fonction de mes connaissances actuelles. Si vous avez un
avis ou une question sur ce sujet, je serais ravi d'en débattre avec
vous (mon email est sur le bandeau de mon site).
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