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Je pousse les gens un peu au delà de leurs limites; puis ils me surprennent en y allant vraiment. Georges Lucas

PNL, efficacité et durabilité du traitement des phobies.

Comment la PNL peut-elle agir sur une phobie ?

Quelle est l'efficacité d'un traitement d'une phobie en PNL ?


Dans cet article, je propose une tentative d'explication, avec les connaissances à ma disposition. Je ne suis pas médecin, ni chercheur. Mais j'observe les gens, leurs réactions, et je tente de faire des liens entre ce que je fais et ce que j'observe.


La phobie est une réaction de peur panique, très intense, disproportionnée avec l'évènement qui est à l'origine de cette phobie.

La personne qui fait cette réaction sait en général très bien que cette réponse n'est pas " normale ", mais elle ne peut pas réussir à répondre autrement. Toute tentative de raisonner, d'expliquer, de parler échoue.


Dans une partie du cerveau nommé le cerveau émotionnel se trouve une zone que le corps médical appelle l'amygdale.

Cette partie jour un rôle essentiel pour notre survie : mobiliser le corps face à une attaque, préparer notre organisme soit au combat, soit à la fuite.

Or, pour que l'être humain puisse combattre ou fuir efficacement (et parfois notre vie dépend de notre rapidité), l'amygdale " débranche " le cortex pré-frontal, siège de la pensée. Ainsi, l'humain mis face à un danger ne pense plus rationnellement, mais agit par réflexes, ceux-ci étant bien plus rapides que la pensée réfléchie.


Une personne qui présente une phobie réagit à un stimulus censé être anodin par une peur panique. Son amygdale du cerveau émotionnel est alors en pleine activité pour préparer la personne au combat ou à la fuite.

étant activée, l'amygdale désactive le siège de la pensée. On peut alors constater que la personne n'est plus capable de réflexion dans ces moments phobiques. Vous pouvez toujours lui dire que " la pauvre petite araignée est bien mignone... " ou tenter n'importe quel raisonnement, rien ne permet à la personne de retrouver une vision réaliste de ce qui se passe vraiment.


En PNL, nous savons traiter les phobies d'une façon plus douce.

Nous savons que regarder un film d'horreur nous fait bien plus peur au cinéma que sur une petite télévision. Et nous savons également que regarder ce film sur une télévision provoque des émotions plus fortes que si nous voyons quelqu'un qui regarde un film d'horreur, sans être nous mêmes spectateur.

La PNL se base sur ce principe pour traiter les phobies. Par une mise en scène destinée à " tromper " l'amygdale, la personne présentant une phobie se voit en train de regarder le film qui lui fait peur. L'image génératrice de phobie est suffisamment loin d'elle pour que le sentiment de danger ne soit plus qu'un léger malaise.

Et donc, pendant ce temps, le siège de la pensée fonctionne et est capable de faire le tri de l'expérience passée et ainsi d'acquérir une nouvelle vision de ce qui s'est passé.

L'expérience perd son caractère phobique et la personne peut à nouveau tirer un enseignement de l'expérience comme on le fait naturellement pour tout apprentissage.


Bien entendu, il est toujours possible de " faire une rechute ", de retomber dans son ancien comportement phobique, mais la réponse de peur panique est alors souvent très affaiblie.

D'après mon expérience personnelle, il semble que ce cas puisse se présenter quand le thérapeute n'a pas touché l'exacte expérience fondatrice de la phobie. Et puis, comme le fait remarquer Richard Bandler, comme il n'a fallu que quelques dizaines de minutes pour traiter le cas la première fois, ce n'est pas gênant de refaire un passage un ou deux ans après pour consolider.


Cette explication est ce que j'ai pu imaginer en fonction de mes connaissances actuelles. Si vous avez un avis ou une question sur ce sujet, je serais ravi d'en débattre avec vous (mon email est sur le bandeau de mon site).